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L’écriture comme moyen d’expression

A l’approche de la fin du programme ecloZion, citiZchool a proposé aux participant·e·s un atelier sur l’expression écrite en collaboration avec le média associatif la ZEP. Le but était simple : donner la parole aux jeunes sur ce qu’ils/elles vivent au quotidien.

Ecrire d’accord, mais par où commencer ?

Le média associatif la ZEP - zone d'expression prioritaire - permet à des jeunes de s’exprimer au travers de l’écriture, grâce à l’intervention de journalistes. Les participant·e·s du programme ont rencontré Sonia Déchamps, la journaliste qui les a accompagné tout au long du processus d’écriture.

Si au début les regards étaient septiques et les mains hésitantes, à la fin de la première séance, seuls les bruits de clavier résonnaient dans la salle. Tout le monde s'est prêté au jeu de l'écriture. La consigne était d’évoquer un événement de leur vie qui pourrait faire écho à la société. Ils/elles pouvaient dénoncer un fait, valoriser une action, etc. Pour ce faire, l’exercice d’écriture était assez libre. La seule instruction était d’écrire le plus naturellement possible.

Tout le monde a le droit à la parole

De ce temps avec Sonia, en sont ressortis de très beaux textes avec des sujets variés. Certains ont évoqué le sport comme une bouffée d’air frais pendant la période de confinement :

« Ces matchs nous ont permis de nous dépenser, de nous retrouver, de nous amuser et surtout d’oublier tous les problèmes que nous rencontrons en ce moment, tout ce qui se passe avec la crise sanitaire. » Teddy et Rafael 18 ans

D’autres ont parlé de la difficulté de trouver un emploi ou une formation :

« Je suis en recherche d’emploi depuis plus d’un an. Avec la covid, le confinement, il y a beaucoup moins de recrutements et beaucoup plus de candidatures. Beaucoup ne trouvent pas leur place dans le monde professionnel. C’est mon cas. […] En ce moment, les seuls métiers qui recrutent, c’est ceux de la mise en rayons, et nous sommes beaucoup trop à postuler pour avoir une chance de travailler. Ce n’est pas un emploi qui m’intéresse, mais j’en ai été réduite à postuler un peu dans tout et n’importe quoi, de répondre à toutes les annonces. » Linda 20 ans

D’autres encore ont parlé de leur premier pas dans l’âge adulte et des responsabilités que cela implique :

« Prendre mon indépendance à 17 ans, c’était autant une obligation qu’un choix. Mais je me suis rapidement rendu compte que vivre seule, c’est vraiment quelque chose qui me correspond. » Lucille 18 ans

Un exercice libérateur

Cet atelier a permis de libérer la parole. L’important n’est pas d’aimer écrire mais de montrer l’expression écrite comme un moyen de se libérer, d’informer, de contester, etc. L’écriture sera toujours au service de celui/celle qui tient le stylo ou qui tape sur son clavier. Nullement besoin de savoir écrire comme Victor Hugo ou encore Albert Camus, il suffit juste de se laisser aller et d’écrire ce que l’on a sur le cœur.

Si le sujet de l’expression écrite vous intéresse, nous vous conseillons de regarder le film Ecrire pour exister de Richard LaGravenese.

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Et vous la finance ça vous parle ?

Si on vous parle de banque ou de finance, qu’est-ce qui vous vient à l’esprit ?

Certains seront peut-être enjoués d’aborder ce sujet mais pour d’autres, ces termes n’inspirent pas grand-chose à part de la paperasse administrative. Pourtant si je vous dis qu’on peut en apprendre plus sur la finance tout en jouant à un jeu de société, me croirez-vous ?

Dans le cadre du programme ecloZion les participant·e·s ont rencontré Véronique Espaignet de l’association Finances et Pédagogie. Cette association a pour but d’apporter une éducation financière et répondre aux questions d’argent qu'un individu peut se poser dans sa vie professionnelle comme personnelle. Pour ce faire, l’association a créé un jeu de société qui reprend le principe d'un jeu de plateau.

Le but de ce jeu est de faire un score de 14 points en répondant à des questions qui valent plus ou moins des points. Les questions difficiles rapportent 4 points et les plus faciles 2 points. Les questions tournent autour de plusieurs thèmes comme : le digital, l’argent et le couple, l’économie sociale et solidaire, les banques et plein d’autres sujets encore. Le jeu est accompagné d’un livret explicatif ce qui permet d’en apprendre toujours plus.

Durant ses interventions, Véronique a fait le tour sur les différents points à savoir en tant que jeune. Voici quelques tips qui pourraient vous intéresser :

Pour les jeunes il existe plusieurs livrets d'épargne mis à leur disposition comme le livret A. Ce livret permet de déposer un minimum de 1,50 euros jusqu’à 22 950 euros maximum. Il n’y a pas de fiscalité sur ce livret c’est-à-dire qu’il est non imposable. Son taux d’intérêt est de 0,50 tout comme le livret développement durable.  On retrouve aussi le livret jeune qui est un livret pour les jeunes de 12 à 25 ans. On peut y déposer un minimum de 15 euros et un maximum de 1 600 euros. Déposer de l’argent peut vous en faire gagner grâce aux taux d'intérêt. Il existe aussi des assurances à éviter car ce qu’elles proposent n’est pas intéressant. Dans ces assurances on retrouve l'assurance vie, l'assurance décès et la garantie des accidents de la vie.

N’hésitez pas à vous rapprocher de votre conseiller·ère bancaire pour avoir plus de renseignements.

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Un projet radio au collège de l’Alouette

Depuis 2018, l’association Soyons le Changement intervient auprès des élèves du collège de l’Alouette à Pessac afin de les accompagner dans leur découverte de vocation professionnelle et les aider à se projeter dans l’avenir en fonction de leurs aspirations et compétences. Cette année, les jeunes pessacais expérimentent une nouvelle approche de l’expérimentation métier.

Mener un projet en équipe

En 2021, nous avons renouvelé notre partenariat en proposant aux élèves du collège de l’Alouette de tester un nouveau format d’ateliers citiZchool-horiZon. A l’instar des projets menés auprès des élèves du lycée Trégey de Bordeaux ou des Apprentis d’Auteuil, les élèves du collège de l’Alouette ont ainsi l’opportunité de conduire un projet sur le long terme.

L’objectif de ces nouveaux ateliers est de permettre aux jeunes de vivre une nouvelle approche de l’expérimentation métier. Les jeunes sont invité·es à se placer dans une posture active encourageant le travail d’équipe, la ponctualité et l’implication. Au-delà d’élargir le champ des possibles en rencontrant des professionnel·les de tous horizons, ce programme leur offre la possibilité d’acquérir de nouvelles compétences en devenant eux/elles-mêmes les acteur·rices de leur projet.

Les collégiens pessacais sur les ondes

Ce nouveau programme horiZon mené au collège de l’Alouette a été élaboré conjointement avec l’Echo-Studio PAMA de Pessac. Entre janvier et mai 2021, huit jeunes du collège travaillent à la création d’une émission radio qui présentera différents métiers sous forme de podcasts.

Après une période de découverte des techniques radio auprès de Blandine Schmidt,  enseignante et formatrice en Éducation aux médias, les participant·es réalisent actuellement les interviews de professionnel·les qui figureront dans leur émission, leur permettant par la même occasion de découvrir autrement différentes professions : technicien·ne son, régisseur·seuse lumière, musicien·ne, mais également graphiste, chargé·e de communication ou encore esthéticien·ne ou mécanicien·ne.

 

Lors de la séance du 26 mars dernier, les jeunes ont commencé la réalisation de leur montage audio. Rendez-vous dans quelques mois pour découvrir le fruit de leur travail…

Un grand merci à Blandine Schmidt ainsi qu’à l’Echo-studio PAMA de Pessac pour leur grande implication sur le programme et leur travail auprès des jeunes.

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Des ateliers pour les jeunes du PAPS de Marmande

Depuis février, un groupe de jeunes suivis par le Pôle d’accompagnement à la persévérance scolaire (PAPS) de Marmande situé au lycée Val de Garonne, bénéficie d’un programme citiZchool-horiZon. L’objectif à l’issue des ateliers est de leur permettre d’aborder plus sereinement leur avenir en intégrant une structure scolaire ou professionnelle qui leur correspond.

Se remobiliser vers la formation ou l’emploi

 

Entre février et juin 2021, l’association propose à plusieurs jeunes du PAPS de Marmande - un dispositif étatique piloté par la Mission pour la lutte contre le décrochage scolaire – de suivre un programme citiZchool-horiZon pour les aider à trouver leur vocation et leur permettre de se remobiliser en se projetant dans l’avenir.

Bénéficiant de journées complètes d’ateliers, les participant·es ont ainsi l’opportunité de découvrir différents métiers tels que commercial·e, vendeur·se en librairie ou encore les métiers du transport, ainsi que de réaliser des mises en situation pour se confronter à la réalité des missions liées à ces professions. Plusieur·es rencontres avec des intervenant·es de différents milieux professionnels sont également organisées afin que ceux/celles-ci puissent partager leur parcours avec les participant·es et répondre à leurs éventuelles questions.

L’enjeu pour ces jeunes en plein questionnement est de construire un projet d’avenir motivé par leurs envies, compétences et capacités afin d’intégrer à la rentrée prochaine une filière générale ou professionnelle en lycée, une formation, un apprentissage voire d’entrer directement sur le marché du travail.

Rencontrer des professionnel·les et découvrir des métiers

Lors de la journée du 25 mars dernier, Cécile Lafuge du CFA Cité de la Formation à Marmande est venue présenter aux jeunes le métier de vendeur·se.

Lors des ateliers citiZchool-horiZon, les participant·es sont placé·es dans une posture active car chaque séance est construite autour des valeurs d’échange et de partage. Ainsi, après avoir découvert les principes fondamentaux d’une vente, les jeunes ont réalisé plusieurs mises en situation en se mettant dans la peau de vendeur·ses. L’objectif est ainsi de susciter leur intérêt par une participation active à l’animation, tout en leur permettant de prendre conscience de la réalité du métier exploré (compétences requises, qualités attendues, difficultés rencontrées etc.) et d’alimenter l’échange avec l’intervenant·e sur place.

Nous remercions l’équipe du PAPS de Marmande pour leur accueil, et nous permettre d’aider davantage de jeunes dans la construction de leur avenir.

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Le volontariat sous toutes ses formes

Comme nous l’avons vu dans les articles des précédentes newsletters de citiZchool, le projet ecloZion est tourné vers ses participant·es. Le but étant qu’iels apprennent à se connaître pour se diriger vers un projet professionnel qui leur correspond. Cette découverte de soi passe aussi par la découverte des autres et de l’environnement qui les entoure. C’est dans cette optique que l’on retrouve un volet « action sociale » dans le programme ecloZion. Les jeunes de la promo ont rencontré des acteur·rices du monde social, autour de thématiques différentes, pour diversifier leur vision du bénévolat.

Comment réaliser un projet humain ?

Tout d’abord les jeunes ont participé à une intervention proposée par le Centre régional d’information jeunesse Nouvelle-Aquitaine, anciennement connu sous le nom du CRIJ. Iels ont alors pris connaissance de toutes les étapes à réaliser quand on se lance dans un projet à but non lucratif.

Il faut se poser les bonnes questions pour pouvoir avancer : qui fait quoi, qui peut m’aider, qui finance et qui bénéficie de ce projet etc. ? Un projet citoyen nécessite une bonne connaissance du terrain, de la demande et du public visé.

Les jeunes ont pris conscience de l’importance de tenir compte des acteur·rices existant·es pour connaître les enjeux du territoire et en savoir plus sur les publics ciblés. Cela ne sert à rien de se lancer tête baissée dans un projet si celui-ci ne correspond à aucune attente. Les jeunes ont, pendant cet atelier, commencé à se renseigner sur les structures locales intervenant sur les thématiques sociales qui les intéressaient. Une première étape à leur implication citoyenne.

Les associations tournées vers l’humain

Particulièrement intéressé·es par la problématique des personnes sans domicile, les jeunes ont eu l’occasion de rencontrer et d’échanger avec plusieurs associations locales impliquées auprès de ces publics. Parmi ces associations on compte Graine de Solidarité, qui organise des maraudes et propose des cours de langue et de cuisine. L’association tient aussi une épicerie solidaire grâce à la récolte de produit invendus. Il y a aussi l’association La Cloche qui organise des sensibilisations de rue pour distribuer du thé, du café et des gâteaux. L’enjeu de ces sensibilisations est de créer un lien social et un échange avec les personnes rencontrées. La Cloche propose aussi aux commerçants de contribuer, à leur échelle, aux différents besoin que rencontre une personne sans domicile comme recharger son portable, laisser ses bagages pendant la journée, utiliser les toilettes… L’association compte plus de 60 établissements solidaires.

D’autres associations sont tournées vers l’(ré)insertion professionnel. L’atelier Remuménage fait partie des partenaires du programme. Iels proposent un accompagnement individuel en même temps qu’un travail dans leurs locaux.

Dans le même esprit, on retrouve l’association Apreva qui est un garage qui fait travailler des personnes éloignées de l’emploi.

Les jeunes ont aussi rencontré la Cravate Solidaire. Cette association récolte, grâce à des dons, des vêtements dits « professionnels ». Iels apportent des conseils sur la posture à avoir, la façon de s’habiller, de parler lors d’un entretien d’embauche.

Ce genre de structure permet une réinsertion dans le monde du travail, car les bénéficiaires apprennent les codes du travail. Cela permet aussi d’acquérir de l’expérience, ce qui est primordial de nos jours.

L’un des jeunes du programme a d’ailleurs pu bénéficier de l’aide d’une association : Toutes à l’abri. Cette association lui a permis de trouver un logement. Le groupe a par la suite rencontré Yasmine, une des salarié·es, qui leur a parlé de son parcours et des actions qu’elle effectue au sein de l’association.

Et l’environnement dans tout ça ?

Les jeunes du programme ont eu un atelier sur l’environnement océanique avec l’association Surfrider Foundation Europe située à Darwin, un écosystème avec plusieurs structures œuvrant pour l’environnement. Cette association a été créée en 1990 pour protéger les littoraux ainsi que leurs usagers. Leurs activités tournent autour du nettoyage des plages, de la vérification de la qualité des eaux, de la surveillance des infrastructures qui sont susceptibles de polluer etc.

L’atelier consistait à montrer le lien étroit entre les océans et l’humanité. Les actions humaines, comme la pêche et ses différentes méthodes, le rejet des déchets dans l’océan, la pollution qu’il dégage, ont un impact important sur le réchauffement climatique qui dégrade inévitablement la faune et la flore maritime. Il y a donc un cercle vicieux qui s’installe et qui est dangereux pour l’écosystème. Le groupe a d’ailleurs évoqué la volonté de donner un coup de main à l’association en participant à une opération de ramassage de déchets.

 

Sur ce deuxième mois d’immersion certain·es des participant·es du programme ont fait leur stage au sein des différentes associations rencontrées. D’autres ont participé bénévolement à certaines de leurs actions.

Si le monde associatif vous intéresse, que vous résidez en région bordelaise et que vous avez du temps à donner, n’hésitez pas à cliquer sur le lien suivant qui répertorie toutes les associations de Bordeaux qui pourraient vous intéresser : https://assos.bordeaux.fr/ ou à consulter les offres de bénévolat sur https://jeparticipe.bordeaux.fr/

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Les intelligences multiples au cœur du projet ecloZion

Le programme ecloZion s’est construit autour de la théorie des intelligences multiples d’Howard Gardner (cf. article lancement). Il est question, durant les six mois du programme, que les jeunes découvrent un panel de professions qui englobe ces huit intelligences. Cette approche a pour objectif que chaque jeune trouve sa voie, ce pourquoi iel est doué·e et ce qu’iel aime faire. Des tests sont disponibles sur internet pour avoir une première idée des intelligences les plus développées chez vous (cliquez ici).

Ce mois de février a été riche en découvertes professionnelles pour les jeunes de la promo ecloZion. Iels ont pu, grâce aux différentes interventions des professionnel·les, faire appel aux intelligences qu’iels possèdent. Chaque intelligence est plus ou moins développée chez un individu. En découvrant et en exerçant plusieurs métiers, le·la jeune affine ses intelligences et apprend à mieux connaître ses aspirations, ses besoins etc. Pour Howard Gardner, l’apprentissage de chacun devrait se fonder sur le principe des intelligences multiples.

L’art et la manière de s’exprimer

Pendant ce mois de février, les jeunes ont suivi, sur plusieurs séances, des ateliers avec Mathias alias Maras poésie. C’est un artiste rappeur, slameur qui, en 2016, a été champion de France et vice-champion du monde du End of the weak. Mathias les a fait travailler sur des d’exercices d’élocutions dans le but de développer des automatismes à l’oral qui peuvent être utiles lors d’une prise de parole en public.

Iels ont aussi pu bénéficier de l’aide d’Equaline qui est un groupe qui s’occupe du service après-vente chez l’opérateur téléphonique Free. Iels ont également pu travailler leur prestance à l’oral en vue, par exemple, de passer un entretien d’embauche. Puis, plus tard dans le mois, iels ont rencontré Éric Bahuet, fondateur de l’agence Forget Me Not. Ce dernier leur a fait une intervention sur le volet communication et évènementiel. Ces interventions font intervenir l’intelligence linguistique, qui se caractérise par l’expression écrite et orale. Cette intelligence est la faculté de communiquer avec l’autre.

Des activités un peu plus manuelles

Les jeunes, depuis le début du programme, pratiquent certains sports avec Olivier un éducateur sportif des Girondins de Bordeaux Bastide. Jusqu’à maintenant iels ont eu l’occasion de faire des séances de basket, de badminton, de handball, de skate et il leur reste encore plein d’autres activités à faire avant la fin du programme. Les activités sportives et manuelles font appel à l’intelligence corporelle kinesthésique. Cette intelligence passe par l’expressivité du corps et par la réalisation d’actions grâce à ce dernier.  Les jeunes ont visité le FabLab Coh@bit, qui se trouve dans les locaux de l’IUT de Bordeaux. Ce Fablab permet à chacun de réaliser des projets de toutes sortes en lien avec le numérique.

Iels ont aussi visité l’AFPA de Caudéran qui est une formation en alternance pour les métiers du bâtiment. Ces deux visites font écho à l’intelligence spatiale et à l’intelligence logico-mathématique. Cette première intelligence est la faculté de se représenter une image mentale d’un objet pour pouvoir le travailler et le comprendre sous tous ses angles. La seconde intelligence regroupe plusieurs sciences. Elle concerne la manipulation des nombres et la résolution de problèmes abstraits. C’est l’intelligence la plus représentée dans notre système scolaire actuel avec l’intelligence linguistique.

Un peu de douceur pour les oreilles… ou pas !

Les jeunes ont pu exprimer leur talent musical grâce à l’intervention de  Joué Music Instruments. C’est une entreprise qui propose un support musical innovant en combinant la musique traditionnelle et le numérique. Pour que l’intervention se passe dans les meilleures conditions et que les jeunes puissent se donner à fond, iels étaient accompagné·es du musicien François de Rochefort. Cette intervention illustre l’intelligence musicale-rythmique qui s’articule autour de la perception et de la création de sons.

Comment se comporter avec soi-même et avec le monde ?

La promo a rencontré Céline Alfonso, une coach scolaire et étudiant, formatrice en enseignement supérieur. Elle leur a parlé de son parcours atypique, compte tenu de tous les métiers et postes qu’elle a pu exercer. Cette rencontre a permis de faire prendre conscience aux jeunes qu’il n’existe pas qu’une seule voie à suivre. C’est à eux·elles de construire leur chemin comme iels l’entendent.

Iels ont aussi eu une intervention avec Cécile L’Hommelet qui est une coach professionnelle certifiée en préparation mentale du sportif et coaching de vie, pour travailler l’estime et la confiance en soi. Ces rencontres ont fait référence à l’intelligence intra-personnelle. Elle est très importante au sein du projet ecloZion. C’est la faculté de savoir décrypter ses sentiments, ses valeurs, ses besoins, etc. Elle fait appel à la notion d’introspection.

En parallèle de ces rencontres, les jeunes travaillent sur un projet de groupe qui consiste à réaliser un court-métrage. En plus de travailler des compétences précises telles que savoir écrire un scénario, le montage vidéo ou encore le jeu d’acteur, ils travaillent aussi sur la dynamique du groupe, savoir réagir aux conflits quand iels ne sont pas tou·tes d’accord sur la marche à suivre. Ou encore savoir s’adapter à chacun des profils dans le groupe. Ces compétences font appel à l’intelligence interpersonnelle, qui est le savoir vivre en communauté et qui passe par la communication et la compréhension de l’autre.

Une fin de mois dans le vert

Les jeunes ont rencontré l’équipe de Surfrider pour parler de la pollution et de l’impact sur l’écosystème marin. Il reste encore quelques visites et rencontres avant de reprendre les immersions comme la visite d’un parc photovoltaïque. Ce sera alors l’occasion de parler de l’intelligence naturaliste qui a été rajoutée par Gardner quelques années plus tard, et qui concerne toutes les activités qui touchent de près ou de loin à la nature.

Comme nous venons de le voir une activité, quelle qu’elle soit, peut faire appel à plusieurs intelligences, c’est pourquoi plus vous vous connaissez plus il est facile de s’orienter vers une voie qui vous correspond vraiment.

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Une nouvelle action avec WeJob

Suite aux effets de la crise actuelle sur certains métiers, de nombreuses personnes se sont retrouvées hors emploi. Avec un grand soutien de Bordeaux Métropole et du groupe EDF, les associations WeJob et Soyons Le Changement ont créé une nouvelle action : MEM Métier et Emploi, c'est pour Moi !

L'objectif de cette action est d'accompagner des personnes au chômage durant une période de trois semaines, en les aidant à valoriser leurs expériences et identifier leurs compétences, découvrir d'autres champs professionnels et à cibler de nouveaux domaines leur permettant de continuer leur aventure professionnelle.

Cette action est produite dans 9 quartiers dits « prioritaires » de la métropole bordelaise, en lien avec des entreprises et des secteurs qui recrutent.

La première session a eu lieu du 27 janvier au 12 février dans le quartier de la Benauge. Nous avons accompagné 12 personnes de 18 à 47 ans. Des profils variés qui se complète dans le cadre de l'action, mais surtout une volonté de s'insérer et de retrouver un épanouissement professionnel.

A la fin de la session, nous avons organisé un speed-dating entre nos bénéficiaires et plusieurs entreprises du territoire. Suite à cela nos bénéficiaires sont ressorti·es plein·es d'énergie et de confiance : Antoine a été recruté chez la Conciergerie Solidaire, et Serkane va commencer un parcours en juillet au stade Bordelais pour préparer un BPJEPS.

Nous continuerons à accompagner les autres participant·es individuellement sur les semaines à venir afin que chacun·e intègre le champ professionnel qui lui correspond.

La deuxième session commence le 24 février au quartier Grand-Parc/Chartrons/Jardin Public. Pour vous tenir informé·es de cette action, suivez-nous sur les réseaux sociaux Wejob et citiZchool !

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Une semaine avec les Apprentis d’Auteuil

Pendant les vacances scolaires de février, plusieurs jeunes accompagné·es par les Apprentis d’Auteuil ont suivi un programme citiZchool horiZon orienté « parcours média ». L’enjeu de ce programme conçu sur le modèle de la gestion de projet était de réaliser une émission télévisée de A à Z sur le modèle de 50 Minutes Inside. A travers ce travail nécessitant une grande implication et une réelle cohésion de groupe, chaque participant·e a pu développer ses compétences, éveiller son intérêt pour les pratiques culturelles et dépasser ses limites.

Durant une semaine, du 15 au 19 février, huit bénéficiaires des Apprentis d’Auteuil ont ainsi eu l’opportunité de s’initier aux techniques audiovisuelles grâce à l’intermédiation de l’association Contrôle Z, association partenaire du projet. Iels se sont mis tour à tour dans la peau de journalistes, caméraman·woman, présentateur·trices ou encore expert·es. Iels ont rencontré et interviewé différent·es acteur·trices du territoire pour découvrir et faire découvrir leurs métiers.

Iels se sont notamment rendu·es à l’Autre Institut by Princ’ESS, où iels ont fait la connaissance d’Audrey Camillieri, directrice du lieu. Cette rencontre leur a permis de casser les clichés sur les métiers de la beauté, et de mieux comprendre l’engagement derrière cette structure de l’ESS. Au sein de l’Institut, iels ont mis à l’épreuve leurs talents de journalistes, cadreur·ses, mais également acteur·rices en créant différentes mises en situation. En sortant de leur zone de confort, les jeunes ont eu l’opportunité de dépasser leurs limites. Coraly, une des participant·es ayant joué le rôle de la journaliste durant cette journée affirmera avoir été très fière d’avoir réalisé cet exercice qui lui a permis de dépasser son anxiété.

Les jeunes ont également rencontré Hugo Barthouil, développeur 3D en free-lance, qui leur a permis d’expérimenter quelques aspects du développement avant de répondre à leurs questions.

Le dernier jour, c’était le moment de passer à la création : montage vidéo, musique, voix-off, sous-titres… L’association Contrôle Z, présente tout au long du programme à nos côtés, leur a offert un aperçu du travail de post-production : choix de l’arrière-plan ou encore de la bande sonore, les jeunes ont eu l’opportunité de véritablement s’approprier le travail mené durant la semaine. Ce fut ensuite l’heure de la remise des diplômes citiZchool, avant que chacun·e reparte des rêves et des projets plein la tête vers de nouveaux « horiZons »…

Rendez-vous dans quelques semaines pour découvrir l’émission !

 

Merci à nos partenaires ainsi qu'aux intervenant·es : Apprentis d'Auteuil, Contrôle Z, l'Autre Institut by Princ'ESS, Hugo Barthouil.

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Place à l’immersion !

Si le mois de décembre 2020 a été axé sur les rencontres avec des professionnel.lle.s et des ateliers sur le développement personnel, le mois de janvier, lui, a été l’occasion pour les jeunes de se confronter au monde du travail. Un des points forts du projet ecloZion sont les immersions. Tout au long des six mois, les jeunes vont avoir l’opportunité de s’intéresser de près aux métiers ou secteurs d’activités qui les intéressent.

Les pmsmp (période de mise en situation en milieu professionnel) ont donc commencé depuis le mois de janvier 2021 et sont réparties sur trois jours par semaine dans le planning des jeunes. Ces immersions professionnelles se trouvent être au cœur du projet ecloZion. Il ne s’agit pas seulement d’observer un environnement de travail, mais bel et bien d’en être un.e acteur.trice et d’agir en tant que tel.le. Ces immersions sont pensées pour découvrir le monde du travail, apprendre à réagir face aux responsabilités que cela implique, et par la même occasion aiguiser ses attentes. En s’intéressant à tel ou tel métier le/la jeune peut se faire une idée précise des conditions dans lesquelles ce métier est exercé et de ce qui est demandé.

Parmi les structures qui accueillent les jeunes de la promo sur ce premier mois d’immersion, on retrouve l’association de la Cravate solidaire qui collecte et distribue des tenues professionnelles en proposant une aide pour préparer aux entretiens d’embauches ; les centres d’accueil de Bacalan et de la Benauge ; l’atelier D’éco solidaire qui est une recyclerie créative ; la salle des fêtes du Grand Parc ; Décathlon ; les Girondins de Bordeaux Bastide ; le Fablab de l’Université de Bordeaux et le groupe Protec qui s’occupe de la sécurité à Darwin.

Le projet ecloZion a pour ambition de co-construire les prochaines immersions avec les jeunes en leur apportant les outils nécessaires pour qu’ils/elles puissent trouver par eux/elles-mêmes les futurs lieux de stage et cibler un secteur d’activité qu’ils/elles aimeraient découvrir. Ces immersions sont le moyen pour les jeunes de s’essayer à de nouvelles pratiques et de découvrir par eux/elles-mêmes en étant sur le terrain. Cela doit permettre d’élargir leurs champs de nouvelles perspectives professionnelles et par la même occasion de développer leur curiosité et de faire en sorte qu’ils/elles puissent se renseigner sur les différentes possibilités qui s’offrent à eux/elles.

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Lancement du programme ecloZion !

citiZchool a lancé le 1er décembre 2020 son tout nouveau programme : ecloZion ! Ce programme réunit 12 jeunes de 18 à 35 ans sur une durée de six mois autour de la remobilisation vers la formation et/ou l’emploi. Ce projet a pour but de mettre en valeur les compétences et les intelligences de ses participant.e.s pour qu’ils/elles puissent trouver leur vocation en intégrant une formation ou un métier qui correspondent à leurs attentes. Au programme, des rencontres avec des professionnel.lle.s engagé.e.s, des immersions en entreprise, des ateliers sur le développement personnel, des actions citoyennes et plein d’autres activités encore ! Autant d’opportunités que le projet ecloZion se fait une priorité de mettre en place.

Le premier mois du programme s’est orienté vers la création d’une cohésion de groupe et la connaissance de soi. Pour pouvoir trouver sa voie il est important de commencer par se connaître soi-même, et pour cela le projet ecloZion s’articule autour d’ateliers sur l’estime et la confiance en soi. Tous les ateliers proposés sont réfléchis pour questionner le/la jeune sur ses forces, ses intelligences, ses compétences, etc.

Pour mieux comprendre cette notion de connaissance de soi, une intervenante de la Ligue de l’enseignement est venue leur parler des intelligences multiples d’Howard Gardner. Il en distingue huit : l’intelligence linguistique, logico-mathématique, intrapersonnelle, interpersonnelle, visuo-spatiale, kinesthésique, musicale et naturaliste. Chacune de ces intelligences correspond à des capacités qui définissent une personne, à l’aide d’un questionnaire vous pouvez cerner les formes d’intelligences qui sont les plus développées chez vous. Connaître ses intelligences c’est avoir les clés en mains pour mieux s’orienter vers un métier qui concorde avec notre personnalité. Une personne qui possède une intelligence interpersonnelle très développée va naturellement se diriger vers un métier inclusif comme enseignant ou médiateur, elle aime travailler avec les autres, aider, etc. En revanche une personne qui possède une intelligence kinesthésique plus développée s’épanouira davantage dans une activité professionnelle manuelle comme athlète, menuisier, etc

Toujours dans cette démarche de connaissance de soi, les jeunes ont rencontré une perma-coaching du cabinet Api-éco. Durant cet atelier, l’intervenante a évoqué l’importance de prendre en compte ses talents, ses valeurs, ses besoins et ses intentions dans la recherche d’un futur travail. Chacun.e est différent.e, et il est primordial de le comprendre pour pouvoir se construire et aller vers un métier qui nous correspond complètement. Comme le disait Albert Einstein : « Tout le monde est un génie. Mais si vous jugez un poisson par sa capacité à grimper aux arbres, il passera sa vie entière persuadé qu’il est totalement stupide » Chacun possède ses aptitudes donc chacun peut trouver sa voie.

Nous ne sommes sur terre que pour une courte durée, essayons d’en profiter au maximum. Le travail ne devrait pas être une corvée mais une action qui tend à nous grandir et nous accomplir dans le respect de soi, des autres et de la nature.

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